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Le télétravail

Si le télétravail permet de répondre à certaines aspirations de salariés, notamment de cadres, il est devenu une aubaine pour le patronat qui l’utilise pour économiser sur les locaux et les outils de travail, augmenter la productivité, et se dédouaner des conditions et du temps de transports de ses salariés pour rejoindre leur lieu de travail. L’aménagement des locaux dans les entreprises, notamment au siège des sociétés, avec les formes d’organisations en « open space », et les bureaux « impersonnalisables » encourage les salariés à travailler à distance. Le nombre de salariés en télétravail représenterait 17% du salariat. A noter que le salarié « nomade », exerçant par nature à l’extérieur de l’entreprise, est souvent exclu des dispositifs propres au télétravail. Or, celui-ci peut exercer des tâches depuis son domicile ou dans un centre de travail de l’entreprise, distinct de son lieu d’affectation.

Notre intervention pour obtenir un encadrement plus rigoureux des pratiques du télétravail par accord collectif, contrôlé par les IRP, est nécessaire. Outre les garanties propres aux télétravailleurs, qui doivent être effectives et systématiques pour éviter toute dérèglementation du travail, notre intervention syndicale doit porter sur l’évaluation de la charge de travail, le bornage journalier, hebdomadaire, et mensuel des durées du travail avec décompte horaire systématique.

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La sécurisation des salaires

Dans le cadre de la campagne confédérale sur le coût du travail, l’UGICT a communiqué le 26 novembre 2013 sur les salaires de l’encadrement, en portant des propositions concrètes pour la reconnaissance des diplômes, le paiement de toutes les qualifications et l’égalité salariale femme – homme. A cet effet elle a proposé :

  1. L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec un salaire minimum de 2 720 € brut mensuel pour la catégorie B et un salaire minimum de 3 060 € brut mensuel à niveau bac +3 et 3 400 € à niveau Masters pour la catégorie A.
  2. L’égalité salariale immédiate entre les femmes et les hommes
  3. L’ouverture immédiate de négociations dans les entreprises et les branches pour : a) Des augmentations salariales générales au moins égales à l’évolution du plafond de la Sécurité sociale ; et b) Un plan de rattrapage salarial pour garantir qu’aucun cadre ne soit rémunéré en-deçà du plafond de la Sécurité sociale
  4. Le conditionnement des aides publiques à la conclusion de négociation salariale dans les branches et les entreprises

L’UGICT a également mis en place une nouvelle formation sur le salaire et la reconnaissance des qualifications « Repères pour la bataille salariale ».

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Les 50 ans de l’UGICT

Lors de son Conseil National réuni les 15 et 16 mai 2013, l’Ugict a organisé une initiative afin de célébrer son 50ème anniversaire. Notre organisation a effectivement été relancée officiellement le 11mai 1963, lors d’une conférence nationale tenue à Saint- Denis avec la participation de 460 délégués.

Comme l’indiquait Marie-Jo Kotlicki lors de la réception tenue avec la confédération le 18 juin en présence de Thierry Le Paon, secrétaire général de la CGT : « Cette décision n’est pas tombée du ciel… ! »

La décision de la Confédération d’impulser cette initiative faisait suite à une série de luttes dans lesquelles les ingénieurs et cadres s ‘étaient particulièrement impliqués, à la fois pour la sauvegarde de notre industrie et à la fois en soutien à la grande grève des mineurs de cette époque.

C’est un point de départ illustratif de ce que fut et de ce que fit l’Ugict durant ces cinquante années, une organisation des ICTAM ancrées sur leur identité, leurs préoccupations et aspirations, impulsant, en coordination étroite avec la confédération, des propositions et des actions rassemblant ces catégories et les rassemblant aves les autres salariés. C’est ce qui fait aujourd’hui son audience auprès de l’encadrement et sa reconnaissance dans toute la CGT, audience et reconnaissance à faire grandir et consolider constamment.

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La retraite par répartition

« à cotisations définies » ou « à prestations définies » ?

Derrière cette alternative, c’est une refonte radicale de notre système de retraite qui se profilait pour 2013.

Dans un système de retraite « à cotisations définies », le taux de cotisations sur salaire est fixé une fois pour toutes. Strictement intangible, il ne peut pas être augmenté, pour la plus grande satisfaction des marchés financiers.

Compte tenu d’une population retraitée de plus en plus nombreuse, l’équilibre financier d’un tel système s’obtient en réduisant d’une année sur l’autre le montant des pensions liquidées et le niveau des futures retraites.

Les suédois en font l’amère expérience. En 2010, toutes les pensions ont été réduites de 3 %, puis à nouveau de 7 % en 2011. En cumul sur cinq ans, c’est une baisse de 40 % qui est anticipée !

Intitulée « Construire l’avenir des retraites pour tous », l’initiative internationale du 27 mai a permis de faire toute la lumière sur ces enjeux.

Trois cent militants, des journalistes, des responsables politiques, des membres de l’OFCE et du Conseil d’Orientation des Retraites ainsi que des directeurs de régimes de retraite, réunis dans la salle du CCN, purent entendre les acteurs des réformes suédoise et italienne en présenter les motifs, les objectifs et les résultats.

La presse pour sa part a surtout retenu la dénonciation des méfaits du système suédois par l’ancien directeur de l’Agence suédoise de Sécurité sociale lui-même.

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La représentativité et le déploiement chez les cadres et Ingés

Deux outils de déploiement en direction des cadres et ingénieurs ont été élaborés par le pôle cadre de l’UGICT-CGT : la « charte cadre » et « profession ingénieur ». Ces outils ont vocation à s’insérer dans un ensemble plus général appelé « kit de représentativité » afin d’aider les organisations CGT à s’adresser à ces personnels pour faire connaître notre syndicalisme spécifique et nos propositions revendicatives dans le cadre de l’activité quotidienne ou dans le cadre d’élections professionnelles. Les enjeux liés à l’évolution du salariat et à la représentativité nécessitent de progresser dans la catégorie A de la Fonction publique et dans le 3ème collège pour conforter la 1ère place de la CGT et progresser dans l’encadrement.

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«Réagissons!» : une campagne CGT en crowdfunding

Au mois d’avril 2013, l’UGICT-CGT a lancé une campagne de financement participatif afin de permettre la diffusion d’un message publicitaire visant à faire connaître la CGT auprès des cadres.

Pour la première fois, nous nous sommes adressés aux cadres par voie publicitaire pour prolonger l’action syndicale traditionnelle. Nous avons conçu une campagne destinée à être diffusée dans les titres de presse magazine, spécialisée et quotidienne lus par les cadres.

Pour réaliser cet objectif nous avons utilisé une plateforme collaborative : c’est le crowfunding via « MassToMass ». L’objectif est de collecter un maximum de fonds pour augmenter le potentiel de diffusion de la campagne.

On demande aujourd’hui aux cadres d’atteindre des objectifs de rendements croissants, de relayer des décisions destructrices sur le plan économique et humain, d’être hautement qualifiés mais d’accepter des rémunérations inférieures, et le tout sans compter leurs heures.

Or, l’encadrement est un des atouts majeurs dont dispose notre pays pour sortir de la crise économique et du management financier. Cette campagne appelle les cadres à participer au syndicalisme comme ils participent au collectif de travail : de manière  active et engagée.

A travers des visuels sobres et directs, composés de constats violents, nous voulons montrer la réalité de la manière dont nous vivons aujourd’hui notre travail.

Nous voulons appeler toutes celles et tous ceux qui partagent ce vécu à réagir ensemble, pour transformer le travail et lui donner du sens

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La représentativité : l’UGICT 2ème organisation syndicale de l’encadrement

Le 29 mars 2013 la publication par le Ministère du travail de la 1ère mesure de la représentativité syndicale a donné les résultats suivants dans l’encadrement (2ème et 3ème collège) : CFDT : 26,84 % UGICT-CGT : 20,98 % CFE-CGC : 18,14 % FO : 13,83 % CFTC : 9,42 %

En arrivant en seconde position, à la surprise de nombreux observateurs, l’UGICT-CGT confirme sa croissance dans l’encadrement, comme en témoigne le seuil des 80 000 adhérents qu’elle vient de franchir en 2013.

Malgré la deuxième place de la CGT et de son UGICT, avec un score de 21% dans l’encadrement (2ème et 3ème collège), l’écart avec la CFDT -6 pts dans ces collèges qui représentent 40% du salariat ne peut plus être compensé par la première place de la CGT dans le 1er collège. Des marges de progression existent dans la mesure où seul 63,3% des salariés du 2ème collège sont en situation de voter pour la CGT et seulement 59% des salariés du 3ème collège peuvent porter leurs suffrages sur des candidats CGT. On notera au passage que l’essentiel du score CGT se fait dans le 2ème collège.

Au-delà des candidatures on note globalement de meilleurs résultats pour la CGT dans ces collèges dès lors que l’activité spécifique est portée dans l’entreprise et qu’il existe une organisation pour les ICT. Cette situation prouve qu’il est difficile d’avoir des candidats CGT sans syndiqué ce qui nous renvoie au déploiement de l’activité spécifique organisée.

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80 000 affiliés à l’UGICT

Durant le mandat, 2 campagnes de syndicalisation ont été impulsées par la CE de l’UGICT. La première en Juin 2012 et la seconde à la rentrée 2013 (du 15 janvier au 15 février). Pour ce faire l’UGICT a mis à disposition des organisations du matériel afin d’aller à la rencontre des salariés ICT.

La difficulté de prise en compte, au-delà des temps impartis pour ces campagnes, dénote une véritable perte de culture de la syndicalisation comme étant un élément indispensable de l’élévation du rapport de force. On peut considérer que la question de l’influence et de la représentativité a pris le pas sur la syndicalisation et l’engagement des salariés dans l’activité syndicale. Cette question doit nous interpeller.

L’activité militante de terrain nous a cependant permis de dépasser le nombre de 80 000 syndiqués affiliés à l’UGICT (exercice clos de 2011)

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Le management

Après la publication de « Pour en finir avec le Wall Street Management » en 2010, dans lequel l’UGICT-CGT dénonçait le modèle managérial du Wall Street Management, la publication de « Laissez-nous bien travailler ! » en octobre 2012 propose d’investir les terrains où se jouent la dé-financiarisation du travail et de l’entreprise pour redonner une nouvelle efficience du travail : organisation du travail, qualité des produits ou des services, place des jeunes, accès des femmes aux responsabilités de direction, enseignement du management, restructurations, stratégies et gouvernance. Et tendre ainsi vers une vraie définition de l’entreprise comme réussite sociale et économique.

L’offre de stages de formation s’est enrichie avec le stage « Construire le management alternatif au quotidien » qui complète le stage «  Comprendre les déterminants de l’entreprise et du management ».

L’UGICT-CGT a été à l’initiative de différentes rencontres et/ou débats sur le sujet, comme l’initiative organisée dans le cadre des Rencontres d’Options «Transformer le travail, transformer le management » du 14 février 2013, où 300 participants ont pu débattre d’un mode alternatif de management et de gouvernance dans le cadre d’une nouvelle loi sur l’économie sociale et solidaire ; l’élaboration d’un nouveau statut juridique de l’entreprise opposable au modèle de la société commerciale.

Le débat et la conférence de presse sur la fonction DRH, organisés par l’UGICT-CGT le 5 décembre 2013 en partenariat avec La Sorbonne, nous a permis de mettre en évidence le lien entre la revalorisation de la fonction DRH et la revitalisation du dialogue social dans les entreprises publiques et privées. Cela a donné de la visibilité à nos propositions sur une profession qui est au carrefour des transformations et du management dans les entreprises

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L’activité juridique (DLAJ)

L’UGICT a fait le choix de placer l’action juridique au cœur de l’activité revendicative. Il s‘agit d’une part d’utiliser les ressources du droit, y compris les procédures judiciaires, en appui de l’activité syndicale, et d’autre part, de s’inspirer de problèmes juridiques particuliers, voire de cas individuels, pour nourrir notre réflexion et notre action collective.  En voici deux illustrations.

Sur l’évaluation

L’intervention volontaire de l’UGICT, dans la procédure engagée par le syndicat CGT Airbus Toulouse, a conduit à un important acquis jurisprudentiel condamnant les critères comportementaux (Cour Appel de Toulouse du 21 septembre 2011).  Dans la foulée, l’UGICT a relancé son activité revendicative sur l’évaluation : journée d’étude du Conseil National du 23 mai 2012,  constitution d’un groupe de travail et mise en chantier d’un guide.

Sur les Forfaits en jours

Une longue bataille dans laquelle l’UGICT a joué un rôle moteur, a conduit à une condamnation de l’Etat français par le Comité Européen des Droits Sociaux, puis à un arrêt de la Cour de Cassation du 29 juin 2011 confirmant notre analyse des modalités illicites des forfaits en jours. Ce point d’appui juridique a permis le lancement de la campagne de l’UGICT avec des outils revendicatifs (site, simulateur), s’ajoutant à une journée d’étude de la CE du 12 octobre 2011, et au guide édité à destination de nos organisations.

L’attention portée au droit social et cette conception de l’action juridique ont permis d’impulser un travail en coopération avec la Confédération et la NVO sur les suites de l’ANI et de la loi du 14 juin 2013, qui s’est concrétisé par l’édition d’un CD-ROM largement apprécié et utilisé par la confédération, notamment lors des journées de formation syndicale.

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Le printemps érable

Les jeunes diplômés disent NON !

Ce conflit est né de la décision du gouvernement d’augmenter fortement les frais de scolarité au Québec, au prétexte de les aligner sur la moyenne « nord américaine ». Avec des slogans comme ‘On veut étudier, on ne veut pas s’endetter’, les étudiants ont dénoncé le système de l’endettement qui augmente leur précarité après l’obtention de leur diplôme.

Le gouvernement du Québec a répondu par la répression et les manifestations pacifiques de jeunes se sont soldées par des arrestations et des violences policières. La répression s’est aussi portée sur le terrain législatif avec une loi restreignant le droit à manifester, loi baptisée « loi matraques ».

Ces dispositions ont interpellé nombre de québécois, jeunes et plus âgés, non engagés dans le combat des frais de scolarité, mais qui n’ont pu admettre une restriction des libertés publiques. Le mouvement s’est alors transformé en protestation sociale généralisée.

Notre travail sur le thème des jeunes diplômés nous a amené à nous interroger sur ces évènements, partis du monde étudiant, qui ont gagné une grande partie de la société québécoise et ont contribué à une alternance politique au Québec.

En octobre 2012, à l’occasion d’un passage à Paris d’une délégation de la FTQ (Fédération des Travailleurs du Québec), nous avons eu un échange qui nous a éclairé sur ce mouvement : En complément des éléments que chacun a pu lire dans la presse sur ce sujet, nos interlocuteurs ont insisté sur le mépris avec lequel le gouvernement avait traité les étudiants au début du conflit et sur le contexte de corruption au plus haut niveau de l’état dans lequel se sont déroulés ces évènements.

Cet échange  a été aussi l’occasion de renforcer nos coopérations avec les deux grandes confédérations québécoises, la FTQ et la CSN (Confédération des syndicats nationaux)

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Les moyens pour Agir sur l’évaluation

La préoccupation des ICT relative à l’évaluation elle-même liée au management, et les souffrances induites, ont largement contribué à ce que l’UGICT anime spécifiquement cette question. Le groupe de travail a été réuni début 2012 pour organiser une journée d’étude lors du conseil national, le 23 mai 2012. Le succès rencontré ainsi que le bilan positif de cette journée a permis d’impulser un travail spécifique sur l’évaluation dans certaines fédérations et nous a conduit à travailler plus particulièrement à la construction d’un guide à l’attention des militants pour l’accompagnement des salariés. Bien que le constat sur l’évaluation fasse l’objet d’un large consensus, les divergences rencontrées illustrent aussi la défiance des salariés face à une évaluation dévoyée par le patronat ce qui peut se manifester par un rejet pur et simple.

La réalisation du guide, est en voie d’achèvement. Dans la perspective du congrès de l’UGICT 2014, nous devons poursuivre et confirmer nos revendications en lien avec les résolutions adoptées lors du congrès de 2011 afin d’obtenir une réelle évaluation du travail, lequel est d’abord collectif, contribuant à une réelle reconnaissance des qualifications.

Le travail peut porter notamment sur une démarche pragmatique d’accompagnement des ICT dans l’appréhension de leur évaluation en s’appuyant sur les initiatives des différentes UFICT. Le rôle de l’UGICT peut s’avérer un appui significatif dans le partage d’expériences et dans la perspective de la construction d’une plateforme revendicative dans les branches professionnelles ou le secteur public.

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La communication syndicale

Le XVIème Congrès a fixé comme cap l’idée de référence syndicale pour guider la stratégie de communication de l’UGICT. Le travail du secteur communication s’est ainsi développé dans un objectif de faire référence et de fournir des supports adaptables, des exemples de bonnes pratiques et des outils clé en main afin de prouver au quotidien son utilité dans l’activité syndicale et être moteur du changement des pratiques de communication.

La place de la communication a donc été redéfinie : plutôt qu’une communication marketing en fin de boucle, l’UGICT s’est dotée d’une communication intégrée à la définition des stratégies syndicales. Cette démarche politique a par exemple motivé le déploiement du nouveau logo déclinable UGICT qui réaffirme l’appartenance à la CGT et l’existence d’une organisation spécifique ICTAM en son sein.

Dans la même logique, nous avons développé et mis à disposition une plateforme pour que les syndicats puissent disposer de sites Internet simples et de niveau professionnel. Nous avons construit un important plan de formation à la communication web et aux médias sociaux , ouvrant ainsi notre savoir-faire et notre expérience accumulée aux organisations qui en font la demande.

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L’emploi des jeunes

Dans le prolongement de notre résolution de congrès, l’UGICT et l’UNEF ont interpellé ensemble les candidats à l’élection présidentielle autour de 10 propositions pour l’emploi des jeunes. L’ensemble des candidats de gauche nous ont répondu et pris un certains nombre d’engagements, François Hollande rappelant sa priorité accordée à la jeunesse.

Pour interpeller les députés sur leurs engagements, et démontrer que le chômage, la précarité et le déclassement vécus par les jeunes ne sont pas une fatalité, nous avons organisé un rassemblement devant l’Assemblée Nationale le jour de l’installation des députés et l’ouverture de la nouvelle législature. Nous avons remis un CV de jeune diplômé à chaque député, ainsi que notre proposition de loi cadre pour l’emploi des jeunes. Cette proposition de loi, rédigée avec l’UNEF, contient 10 mesures concrètes et financées pour assurer protection, stabilité et reconnaissance aux jeunes diplômés.

De la prise en compte des années d’études pour le calcul de la retraite, au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance et de Qualification, en passant par l’aide à la recherche du premier emploi, ou encore par la réglementation des stages, nous utilisons au quotidien ces propositions pour rappeler ses engagements au président de la république et donner un contenu à la « priorité jeunes » affichée.

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La formation syndicale

Diversifier pour accompagner l’activité spécifique et maîtriser les enjeux revendicatifs

Le nombre de stages et de sessions planifiées et organisées par UGICT a régulièrement progressé au cours du dernier mandat. Ainsi, aux côtés de nos stages classiques, tels que le Stage National ou le Stage Vie Syndicale qui visent à outiller les syndiqués ICTAM prenant des responsabilités dans leurs organisations spécifiques, l’UGICT a développé des stages Communication Web et Réseaux Sociaux; sous l’effet d’une forte demande qui ne s’est pas démentie depuis.

De même, après avoir retravaillé le contenu du stage confédéral “les ICTAM dans la CGT, pourquoi ? comment ?” fin 2011, nous avons choisi de l’inscrire dans notre plan de formation 2013 pour le populariser et faciliter sa mise en œuvre au niveau territorial. De plus, UGICT a apporté son appui pour organiser ce stage dans les oranisations qui nous l’on demandé. Ce choix accompagne ainsi l’objectif de structurer l’activité spécifique en fonction des besoins dans les territoires.

En sus de journée d’études organisées par le pôle revendicatif, l’offre de stages revendicatifs s’est aussi étoffée. Cette offre répond à un context de strategies d’opposition entre les categories de salariés (stage “repères pour la bataille salariale”) et dans lequel il y a un besoin croissant d’intervention sur le travail, son contenu et sa finalité (stage “construire le management alternatif au quotidien”).

Le souci d’une plus grande efficacité de la diffusion de notre offre jusqu’aux syndiqué-e-s ICTAM a suscité une réflexion qui a abouti début 2014 à la publication trimestrielle d’un bulletin interne dédié à la formation syndicale et à la vie syndicale : Le Spécif’ict

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Forfaits jours, faisons les comptes !

Les cadres restent très attachés à la RTT et la possibilité de prendre des jours de repos. Or, le temps de travail continue sa dérive, comme en attestent les enquêtes successives. La dernière (DARES juillet 2013) évalue à 44 heures hebdomadaires en moyenne cette durée, en augmentation de 5,8%. Pour lutter contre cette dérive, l’UGICT revendique le décompte horaire systématique et le paiement des heures supplémentaires, un suivi de la charge de travail des cadres, la révision de la réglementation des forfaits jours qui en est la principale cause.

Dès juillet 2011, s’appuyant sur l’avis du Comité Européen des Droits Sociaux (saisi par la CGT) qui déclare la règlementation française des forfaits jours contraire à la charte sociale européenne , l’UGICT lance une campagne nationale: forfaits jours, faisons les comptes ! Une initiative rassemble une centaine de militants à Montreuil témoignant du vécu de ces catégories : charge de travail en hausse, pression du court terme, développement du travail à domicile, empiètement du travail sur la vie personnelle avec notamment l’usage des technologies. La campagne internet permet à chacun de vérifier sa rémunération en fonction de son temps de travail et d’estimer le manque à gagner dû au forfait jours.

Un dossier juridique est mis à disposition des syndicats pour faire connaitre les droits aux salariés, négocier les accords forfaits jours, engager les procédures nécessaires pour faire respecter le droit au repos et à la santé. Plusieurs décisions de justice rendues par les prud’hommes, puis par la cour de cassation vont ensuite confirmer les demandes de l’UGICT : nécessité d’un encadrement strict des accords et conventions de forfaits en jours, paiement des heures supplémentaires en cas d’annulation des conventions de forfait, condamnation de l’accord de branche dans la chimie, et dans les sociétés d’études. Il faut maintenant s’appuyer sur celle-ci pour gagner par l’action collective sur le lieu de travail en négociant les dispositifs adaptés à chaque situation.

La campagne n’est pas finie : l’offensive patronale sur le travail du dimanche a amené l’UGICT à se positionner également pour le respect du repos dominical, souvent compromis pour les cadres qui poursuivent leur travail à domicile.

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L’Euro-Manifestation – Wroclaw

Samedi 17 septembre 2011, l’UGICT-CGT et la délégation confédérale participaient à la manifestation européenne de Wroclaw en Pologne organisée par la Confédération Européenne des Syndicats pour protester contre l’austérité, l’attaque des droits syndicaux et de la négociation collective.

50000 manifestants ont parcouru la ville, principalement des polonais du célèbre syndicat Solidarnosc et aussi de l’OPZZ. Nous avons défilé au côté des portugais, des italiens, et des espagnols. Derrière, de nombreux belges, slovènes, lithuaniens, tchèques, hongrois et allemands.

A la fin du défilé, sur la « meeting place » Bernadette Segol, secrétaire générale de la CES, s’est adressée à la foule : « Le message qu’on veut faire passer est que les coupes dans les salaires et l’austérité qui est imposée un peu partout et en particulier dans les pays les plus durement touchés (par la crise de la dette) n’amènent pas la croissance et ne vont pas permettre de réduire la dette. » Il aura fallu de nombreux mois pour que les dirigeants européens le reconnaissent du bout des lèvres. Parce que l’austérité concerne tous les salariés de tous les pays européens, l’UGICT s’inscrit dans les euro-manifestations de la CES.

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L’encadrement du portage salarial

Légalisé en 2008, le portage salarial a fait l’objet d’une négociation de deux années qui a abouti en juillet 2010 sur la signature d’un accord majoritaire (CGT – CFDT – CGC et CFTC) encadrant cette nouvelle forme d’emploi : obligation pour les entreprises de portage d’y être exclusivement dédiées et d’offrir un accompagnement effectif, restriction du portage salarial aux cadres avec un minimum mensuel obligatoire de 2900 euros (plus l’apport d’affaires). Cet accord a la particularité d’avoir été établi sur la base d’un texte élaboré et proposé par les syndicats.

Le travail confédéral piloté par l’UGICT avec l’USI (Union Syndicale des Intérimaires), la fédération des Sociétés d’Etudes et le secteur DLAJ (Droit Liberté Action Juridique) a permis à la CGT de jouer un rôle moteur pour développer l’unité syndicale et faire échec aux prétentions patronales de déréglementer le Code du travail en détruisant les droits sociaux fondés sur le lien de subordination. Amenant une réglementation du marché du travail sur la  base de la sécurité et de la transparence, l’accord a aussitôt été combattu par une partie du patronat de concert avec le gouvernement de droite.

Des lobbies d’employeurs, uniquement intéressés par faire de l’argent avec le chômage en se contentant de transformer des facturations salariés portés en salaires, ont tout fait pour empêcher l’extension de l’accord.

L’UGICT a rejoint l’Observatoire Paritaire de Portage Salarial (OPPS) en 2009 et en a pris la présidence en 2010. Cet organisme qui regroupe maintenant tous les syndicats et les représentants des entreprises de portage et préfigure un organisme de certification visant à réglementer la profession.

La ténacité pour faire vivre l’unité syndicale et le dialogue social ont fini par payer et obtenir l’extension de l’accord en 2013. Une période de deux années s’est ouverte à compter de cette date pour obtenir la mise en conformité des entreprises de portage avec l’accord et négocier une convention collective du secteur. Le niveau de garanties des salariés portés se jouera maintenant dans la capacité d’implantation de la CGT dans les entreprises de portage. L’étude du portage dans les différents pays d’Europe de juillet 2013 indique que c’est en France que le portage est le plus délimité et le mieux réglementé. Il concerne 50.000 personnes.

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L’UGICT-CGT construit l’avenir de l’APEC

La démarche unitaire, avec les autres organisations syndicales de salariés, mise en œuvre sous l’impulsion de l’UGICT-CGT, a permis de mettre en échec les prétentions du Medef et d’aboutir lors de la négociation sur l’ANI en juillet 2011, puis sur le mandat de Service public 2012 – 2016.

L’ANI de l’APEC se solde par un accord unanime qui prévoit, en référence à la sécurité sociale professionnelle revendiquée par la CGT, comme mission centrale de l’APEC la « sécurisation des parcours professionnels des cadres ».

Le mandat de Service public 2012 – 2016 maintien les missions de service public de l’APEC.

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L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

La loi du 09 novembre 2010 portant réforme sur les retraites avait prévu un article concernant l’égalité entre les femmes et les hommes avec obligation de négocier dans les entreprises dès janvier 2011 sous peine de sanction financière . Une demi journée de présentation, d’étude et d’aide à la négociation a été organisée afin de permettre aux négociateurs et négociatrices d’appréhender cette NAO en portant un regard plus particulier sur les problématiques rencontrées par les femmes ICT. Quelles revendications porter pour les femmes de ces catégories ? (Plafond et parois de verre, inégalités salariales etc…).

En novembre 2012, la semaine de formation-recherche a porté sur l’évaluation : « Évaluation et Discrimination Sexuelle. La situation des femmes cadres et techniciennes. » La réflexion portée sur cette thématique a permis de déposer un amendement (retenu) pour le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Les déclarations faites au CSEP (conseil supérieur de l’égalité) concernant cette future loi ont fait l’objet de nombreux échanges entre les membres du collectif afin que les propositions et remarques portés lors des séances soient partagées. Afin de formaliser et étayer le débat qui porte autour de « la place des femmes dans l’encadrement peut être un facteur de transformation du management », il est prévu une formation recherche sur ce thème en juin 2014 .