24 Mar 2017

L’UGICT-CGT publie son guide sur le droit à la déconnexion

Première organisation syndicale française à tirer la sonnette d’alarme sur l’explosion du travail numérique en dehors du temps et du lieu de travail des salarié-es, l’UGICT a lancé en septembre 2014 une campagne « Pour le droit à la déconnexion et la réduction effective du temps de travail ». Associée à une série de propositions concrètes pour protéger la santé et réduire le temps et la charge de travail, la campagne a été menée sur de nombreux lieux de travail, avec notamment des milliers de consultations auprès des ingénieur-es, cadres et technicien-nes. Ceci a permis d’obtenir de premières avancées dans des accords, et notamment : l’accord télétravail du groupe THALES (avril 2015) ; les accords sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à La Poste (juillet 2015) et à la CNAV (décembre 2015) ; l’accord sur la transformation numérique d’Orange (septembre 2016). Aujourd’hui, 56 % des cadres et 59 % des professions techniciennes se disent favorables à la mise en place d’un droit à la déconnexion.

Sous pression de la mobilisation contre la loi Travail, le gouvernement a introduit le droit à la déconnexion dans la loi. Cette disposition, si elle est très insuffisante, permet de mettre un pied dans la porte et de porter l’enjeu de réduction du temps et de la charge de travail. A l’heure de l’internet mobile et de la transformation numérique des entreprises et des administrations, le droit à la déconnexion représente une sérieuse opportunité pour développer notre implantation et notre renforcement chez les Ingénieur-es, Cadres et Technicien-nes.

Ce guide a pour ambition d’aider les équipes syndicales sur le volet négociation de notre campagne revendicative sur le droit à la déconnexion afin de construire les droits nouveaux qui doivent accompagner l’ère numérique.

 

18 Fév 2016

[Décryptage Avant/Après] Vos droits : le lessivage El Khomri

L’Ugict-CGT publie une première analyse, point par point, sur ce que contient le projet de loi réformant le Code du travail. L’addition est salée, en particulier pour les ingés, cadres et techs. Ce projet de loi sert déjà de feuille de route au patronat pour les renégociations de conventions collectives dans les branches.

http://www.ugict.cgt.fr/articles/references/reforme-el-khomri

04 Juil 2014

Cadres : l’Ugict-Cgt appelle à des mesures d’urgence salariale !

Le jour de la tenue de la Commission Nationale de la Négociation Collective sur les salaires, l’Ugict-CGT publie les données concernant les salaires des cadres qui démontrent un tassement continu.

Cette dégradation générale des salaires s’explique notamment par :

  • la persistance des inégalités salariales entre les femmes et les hommes qui sont encore plus criantes chez les cadres. Elles restent, selon les chiffres de l’AGIRC, en moyenne supérieure à 10 000 € brut annuel année après année ;
  • la non-reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés à l’embauche. Selon l’APEC, la rémunération annuelle brute moyenne des jeunes diplômé de 2012 en emploi en 2013 est de 25 800 € pour l’ensemble des disciplines de ;
  • les politiques publiques qui accentuent ce tassement des salaires avec les exonérations de cotisations sociales accordées sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Elles coûtent 30 milliards d’€ à la protection sociale et constituent une trappe à bas salaire encourageant les employeurs à écraser les grilles salariales pour obtenir le maximum d’exonérations de cotisations sociales.

La CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens tire la sonnette d’alarme sur cette situation, qui explique le ras-le-bol des cadres et grève le financement des retraites complémentaires. C’est en nous appuyant sur l’emploi qualifié et sur sa reconnaissance que nous sortirons de la crise. Dans cet objectif, l’UGICT-CGT exige des mesures d’urgence :

  1. Un accord cadre sur les classifications pour imposer aux branches la reconnaissance des qualifications, l’égalité femme/homme, et un déroulé de carrière.
  2. L’ouverture immédiate de négociations dans les entreprises et les branches pour :
  • L’égalité salariale immédiate entre les femmes et les hommes
  • Des augmentations salariales générales au moins égales à l’évolution du plafond de la sécurité sociale
  • Un plan de rattrapage salarial pour garantir qu’aucun cadre ne soit rémunéré en-deçà du plafond de la sécurité sociale
  1. Le conditionnement des aides publiques à la conclusion de négociation salariale et à la suppression des inégalités F/H dans les branches et les entreprises.

http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/cadres-ugict-mesures-urgence-salariale

Cadres Infos Jan 2014

CI 706

  • Stagiaires : les exploités invisibles.
  • Des salaires garants du progrès social.
06 Jan 2014

Lettre ouverte aux ICT : Changer de cap !

Le 6 février 2014 l’Ugict appelle l’ensemble des ingénieurs, cadres et techniciens à se mobiliser avec l’ensemble des salariés pour défendre l’emploi, les salaires et la protection sociale.  Pour accompagner cette journée de mobilisation, l’Ugict a rédigé une lettre ouverte aux ICT qui regroupe un ensemble de propositions pour construire la France de demain.

[ZOOM SUR]
La sécurisation des salaires

Dans le cadre de la campagne confédérale sur le coût du travail, l’UGICT a communiqué le 26 novembre 2013 sur les salaires de l’encadrement, en portant des propositions concrètes pour la reconnaissance des diplômes, le paiement de toutes les qualifications et l’égalité salariale femme – homme.
A cet effet elle a proposé :

  1. L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec un salaire minimum de 2 720 € brut mensuel pour la catégorie B et un salaire minimum de 3 060 € brut mensuel à niveau bac +3 et 3 400 € à niveau Masters pour la catégorie A.
  2. L’égalité salariale immédiate entre les femmes et les hommes
  3. L’ouverture immédiate de négociations dans les entreprises et les branches pour : a) Des augmentations salariales générales au moins égales à l’évolution du plafond de la Sécurité sociale ; et b) Un plan de rattrapage salarial pour garantir qu’aucun cadre ne soit rémunéré en-deçà du plafond de la Sécurité sociale
  4. Le conditionnement des aides publiques à la conclusion de négociation salariale dans les branches et les entreprises

L’UGICT a également mis en place une nouvelle formation sur le salaire et la reconnaissance des qualifications « Repères pour la bataille salariale ».

22 Mai 2012

Soirée Débat

Avec 4 invités : Gabriel Colletis  auteur de « L’urgence industrielle », Bernard Friot auteur de « L’enjeu du salaire » ; Daniel Bachet et Philippe Naszalyi, auteurs de « L’autre finance ».

[ZOOM SUR]
Forfaits jours, faisons les comptes !

Les cadres restent très attachés à la RTT et la possibilité de prendre des jours de repos. Or, le temps de travail continue sa dérive, comme en attestent les enquêtes successives. La dernière (DARES juillet 2013) évalue à 44 heures hebdomadaires en moyenne cette durée, en augmentation de 5,8 %. Pour lutter contre cette dérive, l’UGICT revendique le décompte horaire systématique et le paiement des heures supplémentaires, un suivi de la charge de travail des cadres, la révision de la réglementation des forfaits jours qui en est la principale cause.

Dès juillet 2011, s’appuyant sur l’avis du Comité Européen des Droits Sociaux (saisi par la CGT) qui déclare la règlementation française des forfaits jours contraire à la charte sociale européenne , l’UGICT lance une campagne nationale : forfaits jours, faisons les comptes ! Une initiative rassemble une centaine de militants à Montreuil témoignant du vécu de ces catégories : charge de travail en hausse, pression du court terme, développement du travail à domicile, empiètement du travail sur la vie personnelle avec notamment l’usage des technologies. La campagne internet permet à chacun de vérifier sa rémunération en fonction de son temps de travail et d’estimer le manque à gagner dû au forfait jours.

Un dossier juridique est mis à disposition des syndicats pour faire connaitre les droits aux salariés, négocier les accords forfaits jours, engager les procédures nécessaires pour faire respecter le droit au repos et à la santé. Plusieurs décisions de justice rendues par les prud’hommes, puis par la cour de cassation vont ensuite confirmer les demandes de l’UGICT : nécessité d’un encadrement strict des accords et conventions de forfaits en jours, paiement des heures supplémentaires en cas d’annulation des conventions de forfait, condamnation de l’accord de branche dans la chimie, et dans les sociétés d’études. Il faut maintenant s’appuyer sur celle-ci pour gagner par l’action collective sur le lieu de travail en négociant les dispositifs adaptés à chaque situation.

La campagne n’est pas finie : l’offensive patronale sur le travail du dimanche a amené l’UGICT à se positionner également pour le respect du repos dominical, souvent compromis pour les cadres qui poursuivent leur travail à domicile.