29 Mar 2017

Digital labor : le syndicalisme qui vient

Le 29 mars 2017, l’Ugict-CGT organisait une soirée débat avec Antonio Casilli (sociologue et spécialiste des réseaux sociaux) autour de la thématique de l’uberisation, et plus largement de la transformation numérique qui impacte le travail et le syndicalisme. Les inquiétudes actuelles face aux vagues d' »ubérisation » et d’automatisation qui touchent le système productif international poussent à interroger les formes traditionnelles du syndicalisme et du dialogue social.

Les analyses actuelles font souvent l’impasse sur les spécificités du travail à l’heure des plateforme. Ce dernier n’est pas seulement caractérisé par la précarisation des travailleurs « à la demande », mais par la tâcheronnisation et de dataïfication de tous les métiers. Dans la mesure où tout travail se transforme en « digital labor », les emplois sont menacés par deux forces complémentaires et, jusqu’à maintenant, peu reconnues. D’une part, on assiste à l’émergence d’énormes marchés du *micro-travail* sur internet, strictement liés aux intérêts des entreprises nationales, qui délocalisent de manière sournoise un nombre croissant d’activités. De l’autre, les entreprises se plateformisent en assumant la forme d’écosystèmes où tous les acteurs sont transformés en producteurs : les clients, les consommateurs finaux, les foules anonymes.

Face à cette décomposition numérique de la force de travail, des nouvelles conflictualités se manifestent. Au niveau international, un syndicalisme de nouvelle génération fait surface, orienté vers la mise en place d’alternatives au capitalisme des plateformes : du « platform cooperativism », au communs, au fairwork.

"Digital Labor : le syndicalisme qui vient", live Antonio Casilli

[DIGITAL LABOR] Le syndicalisme qui vient, live avec Antonio A. CasilliLes inquiétudes actuelles face aux vagues d'"ubérisation" et d'automatisation qui touchent le système productif international poussent à interroger les formes traditionnelles du syndicalisme et du dialogue social.Les analyses actuelles font souvent l'impasse sur les spécificités du travail à l'heure des plateforme. Ce dernier n'est pas seulement caractérisé par la précarisation des travailleurs "à la demande", mais par la tâcheronnisation et de dataïfication de tous les métiers.Dans la mesure où tout travail se transforme en "digital labor", les emplois sont menacés par deux forces complémentaires et, jusqu'à maintenant, peu reconnues.D'une part, on assiste à l'émergence d'énormes marchés du *micro-travail* sur internet, strictement liés aux intérêts des entreprises nationales, qui délocalisent de manière sournoise un nombre croissant d'activités.De l'autre, les entreprises se plateformisent en assumant la forme d'écosystèmes où tous les acteurs sont transformés en producteurs : les clients, les consommateurs finaux, les foules anonymes.Face à cette décomposition numérique de la force de travail, des nouvelles conflictualités se manifestent. Au niveau international, un syndicalisme de nouvelle génération fait surface, orienté vers la mise en place d'alternatives au capitalisme des plateformes : du "platform cooperativism", au communs, au fairwork.

Publié par CGT Ingés Cadres Techs – UGICT sur mercredi 29 mars 2017

20 Oct 2016

Comment être la CGT représentative de tout le salariat ?

Initiée par l’Ugict et la Confédération, une rencontre nationale des syndicats a permis à 250 militant-e-s d’échanger sur la mise en œuvre des résolutions 1 et 2 adoptées lors du 51ème Congrès pour être la CGT représentative de tout le salariat.

Le renforcement de la CGT dans les entreprises ou administrations où elle est déjà présente, le déploiement de la CGT là où elle est absente, notamment dans les TPE/PME, mais aussi dans des établissements composés uniquement de cadres, la mise en concurrence des territoires facilitée par la loi NOTRe, doivent amener la CGT à réfléchir aux différentes formes d’organisation en adéquation avec la situation professionnelle ou territoriale et gommer les déserts syndicaux liés à l’absence de syndicats de proximité aptes à accueillir des syndiqués épars.

N’oublions pas, également, que nombre de grandes entreprises, sièges sociaux, communautés d’agglomérations représentent aussi des centres stratégiques décisionnels où la CGT doit être la force incontournable.

Syndicats, sections généraux et Ufict, ont fait part de leurs expériences, de leurs interrogations afin d’appréhender une syndicalisation de masse des ICTAM dans la CGT. C’est un triple enjeu : pour la représentativité de la CGT, pour la transformation des rapports sociaux dans l’entreprise, pour accroître le rapport de forces et gagner des droits nouveaux.

Cette journée a aussi permis de constater qu’à chaque fois que la CGT allait à la rencontre pérenne des ICTAM, cette démarche se concrétisait, certes avec des échéances différentes, par des adhésions et un renforcement de la représentativité de notre organisation.

http://www.ugict.cgt.fr/rep

07 Mar 2016

Sièges sociaux : assises militantes à La Défense

L’Ugict, l’Urif, et les syndicats concernés ont organisé ces Assises Militantes au siège social d’Engie (La Défense) autour du déploiement et de la syndicalisation dans les sièges sociaux. Ont été abordé la sociologie du salariat des sièges sociaux qui est constitué de 65 % de cadres, 15 % de cadres dirigeants et 20 % d’employés ou de techniciens. Les sièges sociaux ne sont pas seulement des lieux de travail, mais des lieux de prise de décisions où se décident les stratégies industrielles et financières. Ces décisions stratégiques influent sur tout un périmètre professionnel et territorial. Ce sont aussi les lieux dans lesquels l’expression de l’éthique professionnelle des cadres et leur rôle contributif sont suspendus au « devoir de loyauté ». Enfin, ces lieux décisionnels structurent les rapports de force entre grandes entreprises et sous-traitants. Ce sont aussi des « points d’entrée » pour de nombreux jeunes diplômés, de stagiaires et d’alternants qui finalisent un cursus scolaire dans ces établissements. Beaucoup de jeunes cadres débutent en effet leur carrière aux sièges avant d’être envoyés dans les différentes unités opérationnelles en France ou à l’étranger. Les militantes et militants CGT des sièges sociaux ont échangé sur les expériences respectives et les pratiques syndicales, afin de mieux appréhender les spécificités des sièges sociaux, et savoir offrir des lieux d’échange et de syndicalisation aux ICT. Une présence CGT et une activité régulière peuvent avoir des incidences sur les résultats. En Île-de-France, il existe en effet plusieurs expériences positives dans ce sens où la CGT maintient ou augmente sa représentativité syndicale avec souvent des scores entre 25 % et 35 % lorsque l’activité est menée vis-à-vis de l’encadrement et les campagnes et matériels Ugict sont utilisés. En revanche, là où l’activité syndicale est parfois trop généraliste ou en posture de repli, des déserts syndicaux peuvent se créer et la CGT peut reculer dans les urnes, voire perdre sa représentativité.

http://www.ugict.cgt.fr/publications/cadres-infos/assises-militantes-7-mars-cgt-sieges-sociaux

30 Sep 2015

Lancement d’une expérimentation de plateforme numérique syndicale

Avec T3R1.fr, dite Terrain, l’Ugict-CGT un réseau de coopératives numériques au service de l’action syndicale. La Commission éxecutive de l’Ugict-CGT a validé l’expérimentation d’un outil numérique d’un genre nouveau dans le paysage syndical français. Dans la même démarche que Reference-syndicale.fr (1èreplateforme de blogs pour les syndicats), le projet T3R1 est lancé en septembre 2015. En Décembre 2016, l’expérimentation se poursuit et s’élargit, et « Terrain » devient Syndicoop.fr, la plateforme syndicale et coopérative.